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Réseaux sociaux : un bon outil pour coopter ?

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Des échanges facilités, des cercles de relations plus étendus. Il n’a pas fallu longtemps aux réseaux sociaux pour se munir d’outils de partage pour diffuser des offres. Mais au-delà de la simple diffusion, quels sont les outils aujourd’hui disponibles sur le marché pour inciter à la cooptation ?

Des échanges facilités, des cercles de relations plus étendus. Il n’a pas fallu longtemps aux réseaux sociaux pour se munir d’outils de partage pour diffuser des offres. Mais au-delà de la simple diffusion, quels sont les outils aujourd’hui disponibles sur le marché pour inciter à la cooptation ?

 

Cela a été maintes fois relevé dans différentes études : la cooptation permet un recrutement plus économique et de meilleure qualité. Dès lors, il n’est pas étonnant que les recruteurs s’emparent de ce moyen pour déceler les talents. Ajoutez à cela l’utilisation de plus en plus massive des réseaux sociaux et vous obtenez une solution des plus intéressantes pour obtenir les profils les plus adaptés à une offre de poste. Pas étonnant que LinkedIn, Viadeo, Facebook, Twitter, Google+, Pinterest… aient développé les boutons « Partager », « Envoyer », « Transmettre ». Aux recruteurs ensuite de s’emparer de ces outils pour inciter à la cooptation dans leurs sphères. « Il faut motiver à relayer les annonces intelligemment afin que les salariés et les managers fassent remonter les profils. Cela demande souvent des petites formations en interne à l’usage des réseaux sociaux pour pousser les collaborateurs d’une entreprise à diffuser les offres », décrit Jacques Froissant, fondateur du cabinet Altaïde.

 

La reconnaissance en guise de récompense

Un climat propice doit s’installer dans l’entreprise pour que les salariés décident de faire la promotion de leur entreprise dans leurs réseaux à partir de leurs profils personnels. Cela peut passer par une récompense pécuniaire mais la reconnaissance semble encore mieux fonctionner. Proposer dix noms sans qu’il y ait forcément une embauche à la clé, réaliser des soirées coopteurs/cooptés, communiquer autour de l’importance des salariés dans le processus de recrutement… « L’argent fonctionne, mais à très court terme », déclare Laurent Brouat, cofondateur du cabinet Link Humans.

 

Des solutions intégrées aux réseaux

Certaines solutions ont fait de la cooptation leur spécialité. Work4 Labs a récemment développé l’outil Smart Share, permettant aux entreprises de donner à leurs salariés les moyens de recommander leurs « amis » Facebook. Ajouté à sa solution Work for Us, l’outil va détecter à partir des informations professionnelles (diplôme, entreprises, situation géographique, intitulé de poste…) les profils les plus adaptés à une offre d’emploi dans l’entreprise et les faire remonter au salarié. Une démarche que LinkedIn avait également entreprise fin 2010 via son outil Referral Engine. Celui-ci permet à partir de la diffusion d’une annonce par l’entreprise de détecter chez les salariés présents sur LinkedIn les profils qui matchent le mieux. Aux salariés ensuite de recommander ou pas les profils à l’entreprise. Autre solution récemment pensée pour les réseaux sociaux : celle de MyJobCompany. En dehors de la cooptation purement externe (possible par l’intermédiaire de diffuseurs et de coopteurs qui peuvent ne pas faire partie de l’entreprise qui recrute), la jeune compagnie a également introduit sur le marché la solution MyJobShare Enterprise pour faciliter le recours à la cooptation dans les entreprises et le partage des annonces sur les réseaux sociaux. Mais ces outils doivent être introduits de manière progressive et réfléchie par les DRH. Sous peine d’apparaître beaucoup trop intrusif auprès des collaborateurs dans l’entreprise.


Aurélie Le Caignec

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