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Réseaux sociaux d’entreprise : la porte ouverte au collaboratif

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Renforcement du lien social, accès plus direct aux informations, partage de compétences. On prête aux réseaux sociaux d’entreprise de nombreuses qualités. Les entreprises françaises s’y mettent progressivement, alors que le marché regorge de solutions.

 

Renforcement du lien social, accès plus direct aux informations, partage de compétences. On prête aux réseaux sociaux d’entreprise de nombreuses qualités. Les entreprises françaises s’y mettent progressivement, alors que le marché regorge de solutions.

 

Jive, Yammer, blueKiwi, Work.com, Point et bientôt LinkedIn… Les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) sont nombreux sur le marché. Il faut dire que la marge de progression des entreprises françaises est importante en la matière. A l'été 2012, une étude de Serdalab dévoilait que 23 % des organisations interrogées s'étaient dotées d’un RSE et que 72 % d’entre elles venaient de le faire durant l’année. L’intérêt pour le collaboratif est donc bien là, à la grande satisfaction des éditeurs. La Société Générale a effectué ses premières expérimentations il y a trois ans, avec le lancement de sa plateforme Confluence dédiée à l’animation de la filière RH. « L’idée était de créer des communauté d’expertise pour faciliter les bonnes pratiques, développer l’appartenance à la filière RH et lui donner un esprit de corps », explique Franck La Pinta, responsable marketing et web RH 2.0. Aujourd’hui, la banque réfléchit à l’implantation d’une plateforme plus globale accessible à l’ensemble des collaborateurs, « pour faciliter le partage et l'échange avec des personnes travaillant à distance. Étant donné notre présence dans 80 pays, nous sommes amenés à travailler de plus en plus sur des projets avec une dimension de groupe », poursuit-il.

 

Des gains de performance reconnus

Adaptés aux grandes entreprises à dimension internationale, les réseaux sociaux internes servent aussi les petites structures. Ainsi, le cabinet de recrutement Altaïde travaille-t-il depuis six ans avec blueKiwi. « Pour nous, c’est un intranet qui nous permet des gains de performance. Il nous sert à centraliser des documents, gérer des candidatures, créer des ateliers avec des droits spécifiques pour nos clients », signale Jacques Froissant, fondateur du cabinet. Néanmoins, « les RSE sont plus concentrés sur les gens que sur les documents », a pu observer Anthony Poncier, social business directeur chez Publicis Consultants Net Intelligenz et auteur du livre « Les réseaux sociaux d’entreprise ». Les avantages des RSE sont multiples : accéder plus facilement aux informations et aux experts, diminuer le sentiment d’isolement (notamment des managers), mettre à jour et reconnaître les compétences spécifiques de certains collaborateurs. Mais pour que tout ceci se vérifie, les entreprises doivent aussi intégrer la notion de collaboratif dans leurs process.

 

Du généraliste à l’ultra-spécifique

L’intégration d’un RSE ne se fait pas du jour au lendemain et demande toujours un temps de réflexion. Quant au choix des outils, il dépendra essentiellement des orientations prises par l’entreprise. Quelles méthodes de travail ? Quel degré de sécurité dans le partage des documents ? Quelles communautés d’experts ? En ce sens, « il n’existe pas de solutions meilleures que d’autres. IBM et Microsoft communiqueront sur le fait qu’ils disposent déjà d’un écosystème cohérent auquel ils rajoutent une brique supplémentaire. Mais une multitude de petits éditeurs se spécialisent aussi sur des niches comme la gestion des connaissances. » A l’entreprise de trouver la solution la plus adaptée à ses besoins.


 

Aurélie Le Caignec

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