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Grand froid : les employeurs doivent s’engager afin d'éviter les accidents de travail

Le | Bien-être au travail

Avec le grand froid qui s’est installé, le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, rappelle les mesures à prendre pour protéger ses salariés et garantir leur sécurité. Et ce, dans le respect des règles sanitaires actuelles.

Vague de froid intense : employeurs, soyez attentifs à vos salariés - © D.R.
Vague de froid intense : employeurs, soyez attentifs à vos salariés - © D.R.

En cas d’alerte grand froid, l’employeur a également des responsabilités vis-à-vis des travailleurs employés en termes de santé et de sécurité.

Par définition retenue par les pouvoirs publics, le grand froid est un épisode de temps froid qui dure au moins deux jours caractérisé par sa persistance, son intensité et son étendue géographique. Les températures atteignent des valeurs largement inférieures aux normales saisonnières de la zone concernée. 

En France, cette situation particulière va durer jusqu'à dimanche (14 février) entre des niveaux « jaunes » et « orange » [néanmoins, le niveau « rouge » le plus extrême n’est pas atteint]. Et ce, en fonction des territoires dans une large partie du nord-est du pays, incluant l’Ile-de-France, mais aussi la Bretagne et la région de Bordeaux. 

Toutes les informations appropriées sont disponibles sur le portail Gouvernement.fr. Parallèlement, la direction générale du travail (DGT), rattaché au ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, a émis une série de préconisations à prendre en compte avec ce grand froid. 

« Toutes ces mesures de protection doivent être mises en œuvre dans le respect des règles sanitaires actuelles », précise-t-elle.

Des éventuelles répercussions sur l’organisation du travail 

Avec cet épisode de grand froid scruté par Météo France, il faut redoubler de vigilance. Car « ces températures glaciales peuvent avoir de graves effets sur la santé des travailleurs (hypothermie, gelures, douleurs) et peuvent augmenter les risques d’accidents du travail », prévient la DGT dans une note en date du 10 février.

L’employeur doit ainsi s’assurer de :

  • planifier le travail à l’extérieur en fonction des conditions météorologiques (BTP notamment) ; 
  • limiter le travail en zone froide et prévoir un régime de pause adapté. Cela peut passer par la mise à disposition de boissons chaudes avec local de repos chauffé, dans le respect des gestes barrières ;
  • mettre à disposition des dispositifs localisés de chauffage pour les postes particulièrement exposés ;
  • veiller à fournir des protections individuelles adaptées : gants, caleçons longs, pantalons et vestes isolants, surpantalons, chaussettes, bonnets ;
  • éviter le travail isolé pour alerter les secours rapidement en cas de nécessité et éviter ainsi un retard de prise en charge sanitaire, sinon prévoir un système d’alarme en cas d’immobilité prolongée du travailleur.

Cette mobilisation peut donc avoir des incidences sur l’organisation du travail. « Des dispositions relatives à la récupération des heures perdues peuvent être mobilisées », précise la DGT. « À défaut d’accord, la récupération des heures ne peut avoir pour effet d’augmenter la durée du travail de plus d’une heure par jour, ni de plus de 8 heures par semaine. »

L’instruction interministérielle du 18 octobre 2018 relative à la prévention et à la gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid 2018-2019 est reconduite pour 2020-2021.

Des risques conséquents pour la santé

Une exposition directe au froid peut avoir de multiples conséquences en fonction du temps d’exposition du travailleur :

• Gelures plus ou moins importantes selon la sensibilité de la personne ;
• Crampes ;
• Hypothermie (baisse de la température corporelle à moins de 35°C), caractérisée par l’apparition de frissons, fatigue, confusions ou perte de connaissance (dans des situations extrêmes, l’hypothermie peut entraîner un coma et même provoquer la mort).
• Diminution de l’irrigation sanguine des doigts caractérisée par leur pâleur ; T
• roubles musculo-squelettiques occasionnés par un manque de repos suffisant, des postures extrêmes, des mouvements répétitifs.

(Article réalisé en partenariat avec News Tank)

 

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