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Flexibilité du travail : m-work lève 1 million d’euros pour soutenir les grands comptes

Par Philippe Guerrier | Le | Workspace

Installée à Station F, la start-up m-work propose une plateforme SaaS pour faciliter la planification RH et l’organisation du travail hybride. Le point sur ce premier tour de table avec Joséphine de Leusse, cofondatrice de m-work.

Equipe fondatrice de m-work : Barthélémy de Mazenod, Joséphine de Leusse, et Edouard Bouyala - © D.R.
Equipe fondatrice de m-work : Barthélémy de Mazenod, Joséphine de Leusse, et Edouard Bouyala - © D.R.

Chaque entreprise doit trouver ses repères à l’ère du travail hybride et flexible. Installée à Station F, la start-up m-work s’attelle à l’environnement de travail des employés dans cette nouvelle organisation entre les tâches réalisés au bureau et celles accomplis à distance.

Elle vient de boucler sa première levée de fonds d’1 million d’euros auprès :

  • des fonds américains spécialisés dans la HR Tech comme Third Kind (qui a investi dans Notion) et SV Angels (qui a investi dans Slack),
  • d’une dizaine de business angels dont Philippe Gelis (Kantox), Stéphane Maarek (Conduktor) et Christophe Amouroux (Twelve Consulting).

« Nous allons développer de nouvelles fonctionnalités sur notre plateforme, notamment un module spécifique pour les entreprises qui ont adopté la semaine de travail de 4 jours », indique Joséphine de Leusse.

Le financement d’amorçage servira aussi à recruter des profils de commerciaux et de développeurs. L’effectif devrait passer à 20 personnes d’ici 2023.

Créée fin 2021 par Joséphine de Leusse, Edouard Bouyala et Barthélémy de Mazenod, la plateforme SaaS peut être exploitée de 3 manières :

  • administrer sa structure, en intégrant les règles d’entreprise et d’équipe (nombre de jours de télétravail, capacité d’accueil, rituels…),
  • planifier l’organisation individuelle et collective (optimisation des espaces de bureau),
  • piloter ses bureaux et ses politiques RH via des données (occupation d’espace, impact carbone, usage collaborateurs…).

Le modèle économique repose sur un système d’abonnement par utilisateur actif pour accéder à la plateforme à partir de 2 euros HT par mois. Il n’existe pas de frais connexes d’installation ou de maintenance, précise la cofondatrice de m-work.

« La flexibilité au travail devient un avantage compétitif. C’est un atout pour les DRH qui mettent à disposition des équipes un outil apprécié car il a de la valeur en jonction avec les SIRH », évoque la CEO Joséphine de Leusse.

m-work : interface utilisateur de la plateforme - © D.R.
m-work : interface utilisateur de la plateforme - © D.R.

m-work : 20 entreprises clientes pour 10 000 utilisateurs actifs

Après une année d’existence, m-work dispose d’un premier portefeuille de 20 clients avec des références comme :

  • Cegid (à la fois client et partenaire notamment pour avoir participé à la première promotion de l’incubateur de start-ups de l’éditeur monté à Station F),
  • Crédit Agricole Île-de-France (dans un cadre de transition vers le flex office avec 1200 utilisateurs),
  • des filiales de Groupe Vyv.

En tout, la start-up dispose d’une base d’une dizaine de milliers d’utilisateurs. Dans le domaine du travail collaboratif, m-work se frotte à des mastodontes américains comme Microsoft Teams ou Slack.

« m-work est complémentaire à Microsoft Teams, qui permet d’augmenter la collaboration pour le travail à distance tandis que m-work cherche à redonner de la valeur au présentiel », argue Joséphine de Leusse.

A une moindre échelle, m-work cohabite à Station F avec une autre start-up qui revisite l’environnement de travail à l’ère du travail hybride : Deskare qui a levé 1,2 million d’euros en février 2022.

« Son offre n’est pas très éloignée de la nôtre mais elle vise d’abord les start-ups remote first. De notre côté, nous nous concentrons sur les grands comptes qui ont davantage besoin d’accompagnement vers le travail hybride », précise Joséphine de Leusse.

Pour l’hébergement de sa plateforme SaaS et des données des utilisateurs en France, m-work travaille avec AWS et Microsoft.

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