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Les réseaux sociaux  : l’arme du recruteur pour «  accoster  » les talents  ?

Le | Marque employeur

Dans le cadre du salon Solutions RH, Talentsoft a animé le mercredi 20 mars dernier un atelier visant à soulever les enjeux et à poser les conditions du recrutement sur les réseaux sociaux. L’éditeur français de solutions de gestion des talents en SaaS en a profité pour annoncer à demi-mot le lancement en septembre d’une plateforme de recrutement social qui complètera son offre

Les réseaux sociaux  : l’arme du recruteur pour «  accoster  » les talents  ?
Les réseaux sociaux  : l’arme du recruteur pour «  accoster  » les talents  ?



Alexandre Pachulski, le DG produit de Talentsoft n’est pas de ceux qui pensent que les réseaux sociaux vont remplacer les job-boards. Peut-être les LinkedIn, Viadeo, et autres Facebook et Twitter sont-ils toutefois la solution pour capter l’intérêt de ces profils hyper-recherchés pour leur expérience ou leur expertise, qui sont généralement en poste et peu à l’écoute du marché.

« Don’t post and pray : hunt »

Diffuser des offres sur les réseaux sociaux : jusqu’ici rien de nouveau. Avec plus d’un milliard  d’utilisateurs Facebook, 250 millions de profils LinkedIn, les recruteurs ont compris depuis longtemps l’intérêt d’un tel vivier. Et pourtant, « la probabilité qu’un contrôleur de gestion trilingue parlant japonais soit à la recherche d’un job au moment où l’annonce est publiée sur les réseaux sociaux, qu’il la voie, qu’il soit intéressé, qu’il postule, qu’il corresponde à tous les critères de l’entreprise, etc. » … tout cela relève du miracle. En somme, les sites collaboratifs peuvent certes être efficaces pour recruter si on mise sur leur potentiel de viralité et de cooptation, mais pas si on les déguise seulement en job-boards. C’est l’avis de l’éditeur, qui invite plutôt les recruteurs à se transformer en chasseurs 2.0.

Identifier les talents puis engager la conversation

« Sur les réseaux sociaux, les internautes offrent des infos en quantité astronomique » observe Alexandre Pachulski. Notamment sur leur profil LinkedIn, où les talents, même passifs, ont tout intérêt à valoriser leurs compétences différenciantes. Faut-il encore bénéficier d’outils suffisamment puissants et intelligents pour les dénicher dans l’immense masse de données. Le cas échéant, inutile de leur envoyer d’emblée une offre d’emploi sans autre précaution. « La prise de contact s’apparente à un processus de séduction, basé sur l’échange et la transparence. Comme dans la vraie vie »  explique l’éditeur, qui concède avoir largement benchmarké le marché des sites de rencontres. Ainsi, le futur outil de talent relationship management - dont Talentsoft n’a pas révélé le nom - promet à la fois de chasser, converser et recruter sur les réseaux sociaux personnels et professionnels. A suivre.

Gaëlle Fillion

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