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Comment le plan France Relance va doper l’emploi dans le numérique

Par Philippe Guerrier | le | Motivation & engagement

Dans le vaste plan de relance économique du gouvernement à 100 milliards d’euros, le numérique est décliné en plusieurs programmes thématiques. Entre essor de licornes, créations d’emplois et formations, où placer le curseur RH ?

Cédric O, secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques
Cédric O, secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques

Le numérique fait partie intégrante du vaste plan de relance économique présenté par le gouvernement. Sur l’enveloppe globale de 100 milliards d’euros, 7 milliards sont dédiés à une série de programmes thématiques dans la sphère digitale. 

• 3,7 milliards d’euros pour le développement des start-ups, de la souveraineté technologique et de l’écosystème French Tech ; 
• 2,3 milliards d’euros pour la transition numérique des entreprises et de l’État ;
• 500 millions d’euros pour l’inclusion numérique ;
• 300 millions d’euros pour la formation aux métiers du numérique.

Elle aura des incidences en termes de gestion RH qui reste à évaluer en termes de création d’emplois et de formations.

La part de la création de l’emploi dans le volet numérique

Les lignes directrices ont été dévoilées le 3 septembre par Cédric O, secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques, qui ont vocation : 

  • à accélérer la transformation digitale au sens large dans le secteur privé et public ;
  • à favoriser l'émergence de sociétés technologiques françaises qui devraient s’imposer comme leaders sur leurs segments de marché. Avant la crise, le Président de la République Emmanuel Macron considérait avant la crise qu’un bouquet de 25 « licornes » (start-up valorisées à plus d’un milliard d’euros) devraient émerger d’ici 2025. Ce curseur sert encore de référence à Cédric O, interrogé dans la foulée par BFM Business.

L’un des principaux leviers du plan numérique sera le quatrième Programme d’investissements d’avenir (PIA 4). Sur les 7 milliards d’euros, il apportera la plus large contribution (2,4 milliards d’euros) sur le volet « technologies numériques de rupture » comme le quantique ou l’intelligence artificielle. 

Avec le déploiement de France Relance, le Premier ministre Jean Castex répète à satiété que le curseur principal est l’emploi. Globalement, l’objectif serait de créer 160 000 emplois, selon son estimation. 

La relance par le numérique n’y échappera pas mais il sera nécessaire de réviser les indicateurs RH sectoriels. 

Avant la crise, l’association professionnelle France Digitale aimait à rappeler que « les start-ups étaient devenues les premiers créateurs nets de CDI en France en 2019 ». Tandis que Cédric O pariait sur la création de 25 000 emplois dans les jeunes pousses d’ici fin 2020.

Une part dédiée à la formation aux métiers du numérique

Dans les nombreux programmes thématiques qui vont émerger dans le numérique, une enveloppe de 300 millions d’euros est d’ores et déjà prévue pour la formation aux métiers du numérique.

« L’objectif est de tirer parti de l’opportunité que représentent ces métiers pour l’insertion de tous les jeunes mais également de ceux dont les métiers seront affectés par la crise et les mutations économiques », selon Cédric O. 

Le dispositif d’exécution de ce vaste plan devrait être détaillé le plus rapidement possible, au regard du timing serré en lien avec le calendrier de l'élection présidentielle prévue dans moins de deux ans.

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