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Popwork lève des fonds pour devenir "un assistant intelligent" de management

Par Philippe Guerrier | Le | Motivation & engagement

La start-up Popwork décroche 1,5 million d’euros avec sa plateforme SaaS pour accompagner les managers dans les interactions avec les membres de ses équipes. « La première raison du départ d’un collaborateur est liée au management », déclare le CEO et cofondateur Quentin Demeestère.

Les 3 fondateurs de Popwork : Florian Le Merrer, Johann Molinari et Quentin Demeestère - © D.R.
Les 3 fondateurs de Popwork : Florian Le Merrer, Johann Molinari et Quentin Demeestère - © D.R.

Comment transformer les pratiques de management alors qu’il a fallu évoluer avec le contexte de la crise Covid-19 (télétravail, organisation hybride de travail) ?

La start-up parisienne Popwork réalise un tour d’amorçage de 1,5 million d’euros auprès :

  • Evolem (family office de Bruno Rousset, fondateur d’April),
  • 20 business angels, dont des spécialistes du management comme Guillaume Alary (CRO cofondateur de 360Learning), Thibault Lanthier (fondateur MonDocteur), Ludovic Girodon (expert en management).

Le financement servira à poursuivre le développement de la plateforme SaaS et à renforcer l’équipe en passant de 8 à 15 personnes d’ici la fin du premier trimestre 2023.

Positionnement « d’assistant » pour manager

Popwork se concentre sur la gestion des relations entre managers et collaborateurs.

Selon une étude réalisée en interne pour évaluer les besoins des entreprises, les 3 fondateurs - Florian Le Merrer, Johann Molinari et Quentin Demeestère - partent du constat que :

  • 2 managers sur 3 ont des difficultés à gérer leurs équipes ;
  • 1 collaborateur sur 2 quitte son entreprise à cause de son manager.

« Avec l’essor du télétravail et de l’organisation hybride du travail, le management de proximité est déterminant pour l’engagement et la performance du collaborateur et la rétention des équipes. Selon nos études, la plupart des managers se sentent seuls sur ces sujets et manquent de temps. Au final, c’est mal fait. Souvent, la première raison du départ d’un collaborateur est liée au management », déclare Quentin Demeestère qui occupe la fonction de CEO.

La plateforme SaaS, accessible par abonnement  (8 euros HT par mois et par utilisateur actif) et hébergée chez Google Cloud Platform à Bruxelles, a vocation à devenir « un véritable assistant intelligent pour les managers et les dirigeants ». Un premier MVP est apparu en mai 2020.

Passerelle avec les SIRH : une priorité dans la feuille de route produit

La conversation entre le manager et le collaborateur, réalisée de manière asynchrone, est initiée en 3 étapes :

  • check-in du collaborateur. « Le manager invite le collaborateur sur Popwork, afin de faire remonter les sujets importants en cours de discussion (réalisation, impressions, points de blocage…) », indique Quentin Demeestère.
  • L’espace de travail Popwork permet d’identifier les sujets les plus importants à ses yeux, -
  • Définition des plans d’action à établir avec le collaborateur. 

« Nous restituons les éléments au manager et fixons un agenda en vue d’entamer la discussion avec le collaborateur pour qu’elle soit plus riche et plus efficace. Nous les aidons à définir les prochaines étapes et des actions concrètes », indique Quentin Demeestère.

« Récemment, nous avons développé un tableau de bord pour les directeurs et les DRH qui sert d’instrument de pilotage des pratiques de management de leurs organisations. Ce qui permet de diffuser les bonnes pratiques au sein des équipes. »

 « En l’état actuel, nous ne sommes pas connectés dans les SIRH. Cela fait partie des priorités dans notre roadmap produit. »

Popwork : visuel de l’interface - © D.R.
Popwork : visuel de l’interface - © D.R.

Marchés : priorité à la France 

Depuis la création de la start-up en avril 2020, 200 entreprises aux profils de PME ou de groupes ont déployé Popwork dans leurs équipes :

  • Leroy Merlin,
  • Bleu Libellule,
  • L’Express,
  • PrestaShop,
  • Bodyguard. 

« Ce sont surtout des entreprises entre 50 et 250 collaborateurs. Nous commençons des déploiements plus larges dans des départements de groupes de plus grande taille. Par exemple, pour TotalEnergies, nous couvrons la division Data et Tech (120 collaborateurs) », indique Quentin Demeestère. 

« Notre objectif est de développer la technologie et la pertinence de notre solution Popwork et le business en multipliant par 2 voire 3 le nombre de clients. Nous allons nous concentrer sur notre développement sur le marché français mais nous restons à l’écoute de nos clients : 82 % d’entre eux sont présents à l’international », déclare Quentin Demeestère.

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