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SIRH mobile : Les entreprises encore dans l’attente

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Même si les éditeurs lancent de plus en plus de solutions mobiles et même si les salariés sont prêts à accueillir ces nouveaux outils, les entreprises font encore face à de multiples freins. Quels sont-ils exactement ? Pourquoi n’adhèrent-elles pas aussi facilement à cette idée de mobilité ?

Même si les éditeurs lancent de plus en plus de solutions mobiles et même si les salariés sont prêts à accueillir ces nouveaux outils, les entreprises font encore face à de multiples freins. Quels sont-ils exactement ? Pourquoi n’adhèrent-elles pas aussi facilement à cette idée de mobilité ?

Le frein technologique


Intégrer la question de l’accessibilité mobile dans l’entreprise implique de s’intéresser aux accès des uns et des autres aux informations RH en fonction de leur degré de responsabilité. Cette réalité peut constituer une première difficulté technologique pour la DRH et la DSI. À ceci s’ajoute bien évidemment la multiplication de l’équipement au sein de l’entreprise. Les données RH se retrouvent donc à de multiples endroits et circulent à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise. Pas facile à partir de là de créer un environnement aussi sécurisé qu’avant l’arrivée des smartphones et des tablettes (voir article à suivre).

Alors que certaines entreprises refusent encore catégoriquement d’ouvrir leurs accès en dehors de l’entreprise, d’autres se décident à un premier pas sur certains domaines RH comme le recrutement ou la formation. Elles sont plus hésitantes quand il s’agit de la gestion de capital humain comme l’indique une étude IDG menée dans plusieurs pays européens. On y apprend que les trois quarts des DRH n’étaient pas en mesure de fournir un accès mobile à leurs principales applications de gestion des ressources humaines et de capital humain. Et qu’elles étaient encore plus hésitantes lorsque l’entreprise optait pour le BYOD (Bring Your Own Device).

Le frein économique

Fournir l’équipement mobile aux salariés peut certes permettre à l’entreprise de maîtriser davantage la question de la sécurité des données. Elle représente pourtant un investissement important que toutes les entreprises ne sont pas prêtes à consentir. Reste le recours au BYOD pour les sociétés qui voudraient tout de même tenter l’expérience de la mobilité. Mais là encore, difficile de contrôler la sécurité sur les données RH lorsque la DSI n’a pas complètement la main sur les supports utilisés.

Le frein social

Certaines entreprises peuvent également se sentir mal à l’aise à l’idée que leurs salariés utilisent leurs temps en dehors du bureau pour effectuer des tâches qu’ils auraient pu faire durant leurs heures de travail dans l’entreprise. « Inciter à valider des demandes de formation chez soi peut être considéré comme une extension du temps de travail », donne en exemple Jean-Luc Moisan, directeur avant vente EMEA chez Technomedia.

Mais de nombreux freins risquent aussi de tomber si la nécessité de service existe, comme chez les commerciaux. Dans ces cas-là, «  les entreprises n’hésitent plus à s’équiper », a pu observer le responsable de Technomedia.

Aurélie Le Caignec

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