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Avantages salariaux : Swile place une nouvelle Briq pour saisir l’engagement employé

Par Philippe Guerrier | le | Motivation & engagement

Après avoir lancé une carte multi-avantages salariaux (titres restaurant, titres cadeaux…), Swile acquiert la start-up Briq pour mesurer l’engagement des collaborateurs d’entreprises.

Loïc Soubeyrand (Swile) : le concentré de startups pour creuser le sillon des avantages salariaux. - © D.R.
Loïc Soubeyrand (Swile) : le concentré de startups pour creuser le sillon des avantages salariaux. - © D.R.

« Mesurer pour mieux agir ». En appliquant cet adage, Swile vient d’acquérir Briq pour ajouter un module dédié à l’engagement des salariés dans sa panoplie de services tournant autour d’une carte qui regroupe tous les avantages salariaux (titres restaurant, titres cadeaux, etc.).

Initialement, Briq était incubée par le start-up studio eFounders depuis 2015. L’équipe fondatrice - Charlène Thouard, Laurent Van Basselaere et Jérémie Sicsic - continue l’aventure au sein de Swile.

« L’une des propositions de Swile, c’est de savoir agir sur l’engagement des collaborateurs avec les leviers de reconnaissance et de cohésion d’équipe. Il nous manquait un outil de mesure », évoque Loïc Soubeyrand, fondateur et CEO de Swile. « Maintenant, nous avons les deux. » 

« La mesure de l’engagement nécessite une réelle expertise. Elle se concrétise avec l’envoi de mini-sondages, avec des enquêtes et des interactions variées et anonymisées. Nous étions pris par le temps. Nous avons fait en sorte que ce soit un module à ajouter en mode plug and play. Nous pensons qu’avec le rachat de Briq, nous avons gagné neuf mois de développement », considère Loïc Soubeyrand.

Dans une contribution sur LinkedIn en date du 16 novembre, l’entrepreneur souligne la possibilité de pondérer le score de motivation, basé sur la contribution relative de chaque moteur à l’engagement effectif, et ses tableaux de bord automatisés. « RH et managers peuvent visualiser en un coup d’oeil les axes d’amélioration. Et aussi détecter les signaux faibles et prioriser les plans d’action RH (exclusivité Swile) », précise-t-il.

En septembre dernier, Swile avait aussi acquis la plateforme Sweevana également positionnée sur les avantages salariaux. L’équipe de trois personnes (Geoffrey Poirrier, Nino Spiegel et Adrien Péligry) était hébergée au campus d’innovation Station F.

Feuille de route : Swile garde le cap

Après sa levée de fonds de 70 millions d’euros annoncée en juin, Loïc Soubeyrand avait affiché une roadmap ambitieuse en termes de développements produits. Il se montre plutôt satisfait du parcours réalisé depuis.

« Toutes les solutions annoncées en juin sont disponibles. Nous avons bien lancé la première smart card qui regroupe tous les avantages salariés. Elle a été lancée le 1er octobre. On y trouve les titres restaurants et les titres cadeaux. Les titres mobilités sont en bêta chez nous. Leur commercialisation va démarrer prochainement. »

Depuis le 17 novembre, les fonctionnalités de cohésion d’équipe, de communication interne et de reconnaissance sont également accessibles : cagnottes gratuites, organisation d’événements, célébrations publiques et privées, messagerie, remboursement entre collègues…

Avec la crise Covid-19, l’ex-Lunchr devenue Swile considère qu’elle fait partie des start-up HR Tech qui accélère son développement « en raison de la tendance à la digitalisation des services liés à la vie des salariés ».

« Cela a un impact sur l’engagement des travailleurs avec l’hybridation des modes de travail (présentiel-distanciel). L’enjeu de maintenir le lien avec le collaborateur (reconnaissance, communication interne, cohésion) sera important alors que le travail se fera de plus à plus à distance. Swile est en plein dedans. Notre “time to market” est parfait », évoque Loïc Soubeyrand.

10 000 sociétés clientes

Le CEO réactualise le compteur de quelques indicateurs suivis :

  • la barre des 300 000 employés détenteurs de la smart card Swile est dépassée ;
  • le seuil des 10 000 sociétés clientes est presque atteint (« Souvent des petits clients mais aussi un gros client ») ;
  • Comme prévu, la société parviendra à un effectif de 300 collaborateurs d’ici la fin de l’année.

« Nous captons la majeure partie de la croissance du marché de la dématérialisation des avantages salariaux en s’appuyant sur l’innovation, l’expérience utilisateur et la fiabilité. »

Parallèlement, la concurrence s’organise sur un marché aussi juteux comme Worklife ou WiiSmile tandis que les acteurs historiques comme Edenred réorganisent leurs stratégies en l’orientant vers le digital.

 

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