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L’année 2020 par HelloWork : la percée de la formation compense l’emploi qui faiblit

Par Philippe Guerrier | le | Site emploi généraliste

Grâce à son modèle en triptyque (« Emploi », « Formation » et « HR Tech »), HelloWork, éditeur de RégionsJob, a su résister à la crise. L’année 2021 démarre avec une certaine confiance, selon son duo de dirigeants.

Le bilan 2020 chez HelloWork avec François Leverger (DG) et Jérôme Armbruster (Président) - © david ferrière photographe
Le bilan 2020 chez HelloWork avec François Leverger (DG) et Jérôme Armbruster (Président) - © david ferrière photographe

Le groupe HelloWork se montre résilient à la crise avec son modèle économique. Quitte à faire évoluer le mix de ses activités dans son modèle économique sur fond de crise sanitaire relative à la pandémie Covid-19. Démonstration avec le bilan 2020 de HelloWork et avec ses perspectives sur 2021.

Le fournisseur de services de recrutement et de solutions HR, qui évolue entre l’emploi (avec le portail RégionsJob en fer de lance), l’innovation à travers la business unit HR Tech (intégrant CV Catcher pour l’analyse et matching de CV en temps réel ou Holeest pour le recrutement programmatique) et la formation (MaFormation, Diplomeo) affiche une certaine résistance face aux difficultés conjoncturelles.

« L’année 2020 a été la plus compliquée à gérer mais c’est aussi l’année dont nous sommes le plus fier : l’équipe a su réagir et a répondu présent en permanence pour s’adapter au nouveau contexte », évoque Jérôme Armbruster, Président du groupe HelloWork.

Le dirigeant de HelloWork dévoile les résultats financiers : « Nous avons enregistré 51 millions d’euros de commandes sur l’année 2020, soit un niveau quasi-équivalent à celui de 2019 (51,6 millions d’euros de commandes). Le mix dans les activités se révèle différent mais il valide la stratégie de diversification de HelloWork initiée il y a dix ans. En résumé, cela se traduit par une baisse relative compte tenu du contexte sur la partie Emploi et une croissance sur les parties HR Tech et Formation. »

Par lignes de business, ces 51 millions d’euros de commandes générées se répartissent de cette manière : 

  • 37 millions sur la partie Emploi (- 10 %) ;
  • 10 millions pour la partie formation (+45 %) ;
  • 4 sur la partie HR Tech (+15 %) ;

Le niveau d’effectif reste équivalent à celui de fin 2019 (325 salariés), avec une trentaine de recrutements en cours (essentiellement des profils « tech » et « commercial » recherchés entre les pôles de Rennes, Paris et Bordeaux).

Activité « Emploi » : chute amortie

« Nous avions très bien commencé l’année. Puis, comme beaucoup d’acteurs, le confinement est venu donner au coup d’arrêt, notamment sur le deuxième trimestre », évoque de son côté François Leverger, Directeur général de HelloWork.

« Nous avons accompagné nos clients, participé à la mobilisation générale avec le dispositif national de Pôle emploi [opération  »MOBILISATION EMPLOI« ], ouvert nos bases de CV pour aider toutes les sociétés, y compris celles non clientes d’HelloWork, dans leurs démarches de recrutement en cette période si particulière. Au cours des troisième et quatrième trimestres, et malgré le deuxième confinement, l’activité a repris avec une croissance de 5 % sur nos commandes sur cette période », poursuit Jérôme Armbruster.

Au global sur l’année 2020, l’activité Emploi représente un volume de 37 millions d’euros de commandes, en baisse de 10 % par rapport à 2019. « Ce qui reste une performance dont nous sommes satisfaits au regard des trois mois d’arrêt brusque de l’activité », commente le Président du groupe HelloWork, qui recense 20 millions de mises en relation effectuées entre les candidats et les recruteurs sur l’année.

« 2000 personnes signent chaque jour un contrat de travail après avoir utilisé nos outils. »

Dans un récent classement d’audience Internet des job boards (Médiamétrie//Netratings, octobre 2020), Régionsjob (portail de référence du groupe HelloWork) conserve sa troisième position avec 2,2 millions de visiteurs uniques (contre 2,7 millions il y a un an). Tandis que Leboncoin.fr Emploi se présente comme le concurrent le plus sérieux avec 1,9 million de VU.

Formation : la percée

La crise Covid-19 a accéléré les pratiques d’enseignements et de formations à distance. HelloWork peut en témoigner.

« Nous avons eu une très belle dynamique sur 2020 avec une montée en puissance de nos deux marques MaFormation et Diplomeo », explique Jérôme Armbruster.

« Naturellement, il y a eu un impact entre mars et avril en raison du confinement. Mais nous avons ressenti d’énormes besoins de formations à distance en provenance des centres de formations, des écoles et des universités qui ont adopté nos outils digitaux. Cela aboutit à un développement fort de l’activité qui représente un volume de commandes de 10 millions d’euros, en croissance de 45 %. Nous avons mis en relation 500 000 personnes dans ce sens. C’est une année record. »

HR Tech : l’innovation qui se mue en business

La business unit HR Tech constitue la pointe de l’innovation au sein du groupe HelloWork. Elle est dirigé par Olivier Thomazo, ex-directeur associé de JobiJoba, qui avait présenté dans une vidéo les différentes solutions de son portefeuille comme CV Catcher (analyse et matching de CV en temps réel), Holeest (recrutement programmatique) mais aussi la plateforme SmartForum dédiée à l’emploi en collectivité, issue de la fusion de tagEmploi (start-up acquise dans le courant du premier trimestre 2020) et de l’activité Collectivités de JobiJoba.

« La BU HR Tech a séduit 400 clients grands comptes et collectivité. Ce qui représente une belle croissance de 15 % en 2020. Cette activité pèse désormais 4 millions d’euros chez HelloWork », explique François Leverger.

« Sur cette partie, nous allons proposer prochainement à nos clients qui le souhaitent de mixer le meilleur de nos technologies sur le programmatique (via Holeest) avec le meilleur de nos inventaires. Ce qui aboutira au lancement d’une nouvelle offre basée sur un modèle 100 % de performance », esquisse-t-il comme perspective de début d’année 2021.

Perspectives : un « statut de leader conforté »

Jérôme Armbruster se montre optimiste en ce début d’année. « Nous estimons que le plus dur est derrière nous avec une reprise globale de l’activité économique, en dehors de secteurs particuliers frappés par la crise et les contraintes sanitaires », évoque le Président du groupe HelloWork.

« Nous voulons avancer davantage sur la formation en recherchant une croissance de 20 % sur nos plateformes. Sur la partie Emploi, cela dépendra en partie de la rapidité de la reprise économique en 2021. Sur la partie HR Tech, nous avons beaucoup investi dessus ces dernières années et cela va continuer. Nous comptons sur une croissance à deux chiffres en 2021. »

« Au final, nous sortons renforcés de cette année 2020 avec des capacités d’investissements intactes, des équipes ultra-mobilisées et des résultats positifs. Nous consolidons notre statut de leader digital français de la recherche d’emploi et de la formation face aux acteurs internationaux qui sont des poids lourds [Indeed et LinkedIn] et nous resterons offensifs dans les années qui viennent », complète François Leverger.

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