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Gestion RH : Salesforce instaure un « modèle pour travailler n’importe où »

Par Philippe Guerrier | le | Bien-être au travail

Sur fond de crise Covid-19, Salesforce propose des options de flexibilité pour organiser son (télé)travail. « La journée 9h00 - 17h00 est morte », tranche son Chief People Officer.

Salesforce : les contours de son « modèle pour travailler n’importe où » - © D.R.
Salesforce : les contours de son « modèle pour travailler n’importe où » - © D.R.

Que ce soit chez Facebook, Twitter, Pinterest, Dropbox ou Yelp, le télétravail prend de l’ampleur parmi les éditeurs vedettes de logiciels ou de plateformes installés dans la Silicon Valley. Sur fond de pandémie Covid-19, il prend différentes configurations flexibles.

Ainsi, chez Salesforce, la plupart des employés du siège de San Francisco peuvent travailler au moins deux jours par semaine à distance ou opter pour le télétravail complet.

Avec son statut de premier employeur privé dans cette ville (9000 collaborateurs sur 49 000 dans le monde), l’éditeur de solutions CRM dans le cloud prend des initiatives visant à se montrer plus souple dans l’organisation du travail alors qu’il effectue un méga-rapprochement avec Slack avec ses outils qui favorisent…le travail à distance en mode collaboratif.

Parallèlement, il développe sa propre solution de gestion du temps de travail des collaborateurs (Work.com, disponible en France).

Au-delà des limites géographiques pour trouver d’autres viviers de talents

Brent Hyber, Chief People Officer Salesforce
Brent Hyber, Chief People Officer Salesforce - © D.R.

Dès août 2020, le groupe de Marc Benioff avait fixé le nouveau curseur à l’instar d’autres acteurs technologiques comme Google ou Facebook : le travail 100 % à domicile est autorisé jusqu’au 31 juillet 2021.

Bien que 80 % des employés expriment le souhait de garder un lien avec un espace physique de Salesforce.

Dans une contribution blog en date du 9 février 2021, Brent Hyder, Président et Chief People Officer chez Salesforce, a précisé sa vision de l’organisation du travail adapté à l’ère de la Covid-19.

« Notre stratégie de recherche de talents n’est plus liée à des barrières comme la localisation géographique. Nous pouvons désormais élargir notre périmètre de recherche au-delà des métropoles et accueillir des talents issus de nouvelles communités et installés ailleurs », explique-t-il.

« Nous pouvons imaginer des créneaux horaires de travail plus flexibles qui facilitent la vie au quotidien lorsque l’on doit récupérer des enfants ou soigner des proches malades. »

Brent Hyder évoque un « modèle pour travailler n’importe où » (« work-from-anywhere model » dans la version originale) censée « déverrouiller de nouvelles opportunité de croissance qui nous conduiront vers une meilleure parité ».

« La journée 9h00 - 17h00 est morte » selon Brent Hyder

Le principal responsable RH de l’éditeur software a précisé une gamme d’options pour l’organisation de son travail :

  • « Flex » : possibilité de télétravailler mais aussi de retourner au bureau entrer 1 et 3 jours par semaine pour effectuer du travail d’équipe, rencontrer des clients et participer à des réunions physique pour présenter des produits par exemple ;
  • « Fully Remote » pour ceux qui veulent bosser à 100 % en mode télétravail ;
  • « Office-based » pour la minorité des employés qui préfèrent travailler 4 à 5 jours sur site.

« Un environnement de travail immersif n’est plus limité à un bureau situé dans une tour. La journée 9h00 - 17h00 est morte. Et l’expérience collaborateur dépasse les simples parties de ping-pong et les pause snacks », poursuit Brent Hyder.

On peut imaginer l’esclandre potentiel en France si un représentant du Medef s’exprimait de cette manière lors d’une rencontre de l’agenda social en la présence des organisations syndicales…

Néanmoins, en novembre 2020, les partenaires sociaux sont parvenus à fixer un cadre global pour le télétravail sous la forme d’un accord national interprofessionnel (ANI).

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