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QVT : Lucca étend ses fonctions avec l’acquisition de Bloom at Work

Par Philippe Guerrier | le | Bien-être au travail

Avec cette nouvelle configuration intégrant l’expertise de Bloom at Work dans la QVT, Lucca veut atteindre un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros d’ici 2025.

Charles de Fréminville, CEO de Bloom at Work, avec Gilles Satgé, CEO de Lucca - © D.R.
Charles de Fréminville, CEO de Bloom at Work, avec Gilles Satgé, CEO de Lucca - © D.R.

Le domaine de la Qualité de Vie au Travail investit les plateformes RH aux fonctionnalités plus denses. Ainsi, Lucca, qui développe une solution dans le cloud (mode SaaS) pour la gestion administrative et RH des entreprises, acquiert Bloom at Work, qui édite une solution digitale de QVT.

Cette plateforme permet aux DRH et aux managers de « visualiser les réponses anonymisées et d'évaluer le niveau d'épanouissement des équipes ».

« Les complémentarités fonctionnelles sont claires. Elles vont aboutir à l’intégration de notre solution QVT dans le système Lucca », indique Charles de Fréminville, CEO cofondateur de Bloom at Work.

« Avec Gilles Satgé [CEO de Lucca], nous sommes rendus compte rapidement qu’il y avait une vraie adéquation de produit et une culture d’entreprise commune. »

Le rapprochement entre Lucca et Bloom at Work est réalisé par échanges d’actions et par du capital pour les investisseurs historiques.

Un dernier volet qui concerne SIDE Capital qui a contribué à la levée de fonds de Bloom at Work d’un million d’euros en novembre 2018. Le concurrent Moodwork a bouclé un financement de deux millions d’euros un an plus tard.

Quant à l’acquéreur Lucca, il avait préféré l’auto-financement depuis sa création en 2002 (l’historique est plus important que Bloom crée en 2016).

« Le closing est intervenu le 30/04/2021. La crise sanitaire a agi comme un catalyseur pour l’activité de Bloom at Work », déclare Charles de Fréminville.

« Nous avons cherché les moyens pour bien gérer la croissance d’utilisateurs : +200 % en douze mois. Nous avions deux options :
• lever à nouveau des fonds ;
• s’allier avec un acteur reconnu du marché sur une autre branche métier. Ce qui permettrait d’acquérir une expérience opérationnelle forte et de bénéficier d’un levier cross-vente important. Nous avons retenu la deuxième voie. »

« A travers les solutions de Lucca et de Bloom at Work, nous souhaitons que les DRH se dotent d’outils robustes et fiables pour gagner du temps et assurer le suivi de leurs équipes. »

Un CA visé de 100 M€ d’ici 2025

Dans sa nouvelle configuration, Lucca veut atteindre un chiffre d’affaires de 100 M€ d’ici 2025 et un revenu récurrent annuel de 5 M€ d’ici 2023 via l’activité dédiée à l’engagement issue de Bloom at Work qui génère actuellement un RRA de 600 k€.

Lucca revendique actuellement une base de 800.000 utilisateurs au sein de 4.000 entreprises (Deezer, Meilleurs Agents, Frichti, Michel et Augustin…) et affiche un CA de 15,1 M€ en 2020 (+ 30 % en un an).

Quant à Bloom at Work qui était sur le point d’atteindre son seuil de rentabilité, la solution d’engagement des collaborateurs qu’il édite est utilisée par 100.000 collaborateurs dans 200 entreprises (SeLoger, Thalys, AB Tasty …) sur 30 pays.

Le nouvel ensemble est composé de 265 collaborateurs (250 côté Lucca et 15 côté Bloom at Work).

Le rapprochement entre Lucca et Bloom at Work au niveau de la France est un nouveau signal d’alliance potentielle entre éditeurs de plateformes RH denses et fournisseurs de solutions d’expertise comme nous l’avions constaté avec le rachat de Peakon par Workday au niveau européen survenu en début d’année. 

Pour en savoir plus:

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